Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Epigrammes
amoureuses
'Ervtik ¤pigrmmata
'AgayÛou
Sxolastikoè eÞw Aridn®n tina
eà pote m¢n kiyrhw ¤paf®sato pl°ktron ¥loèsa
koærh Tercixñrhw ntem¡lize
mÛtoiw
eà pote d¢ tragikÒ =oiz®mati =®jato fvn®n
aét°w Melpom¡nhw bñmbon
peplsato
eÞ d¢ kaÜ glaýhw krÛsiw ástato mllon n aét¯
Kæpriw ¤nik®yh kn
¤dÛkaze Priw
Sig» ¤f' ²meÛvn ána m¯ Diñnusow koæsaw
tÇn 'AriadneÛvn z°lon
¦xoi lex¡vn
Agathias le Scholastique pour une jeune tragédienne
nommée Ariadnè
Si d'aventure la jeune fille a touché sa cithare, le plectre en
main,
de Terpsichore elle a surpassé la musique par ses cordes;
si d'aventure d'un geste de tragédie elle a fait retentir sa
voix,
de Melpomène elle-même elle a rendu le timbre;
si d'aventure un concours de beauté était institué, c'est plutôt
Cypris en personne qui serait vaincue, même si Pâris en était le
juge.
Faisons silence, évitons que si Dionysos nous entend
il ne devienne jaloux des draps d'Ariadnè.
Anth. Palat., V,
222

LeontÛou
Caèe melistag¡vn stomtvn d¡paw eðrew melge
oé fyon¡v t¯n s¯n d' ³yelon aåsan ¦xein
Léontios
Effleure ses lèvres d'où coule le miel, coupe. Tu les as
trouvées, bois-les!
je n'en suis pas jaloux, je voudrais que le sort me donne ta
place.
Anth. Palat., V,
295

Dionæsou
toè sofistoè eÞw kñrhn
² t =ñda =odñessan ¦xeiw xrin ll tÛ pvleÝw
saut® µ t =ñda
±e sunamfñtera
Denys le Sophiste pour une jeune fille
Hé, la fille aux roses, tu as un teint de rose! Allons, que
vends-tu?
toi? tes roses? ou les deux à la fois?
Anth. Palat., V,
81

Killktvrow
dç tò bineÝn
dç tò bineÝn ¤sti tÛw oé l¡gei ll' ÷tan aÞt»
xalkòn pikrñteron gÛnetai
¥llebñrou
Cillactor
Il est doux de baiser, personne ne dit le contraire, mais quand on
me demande
des sous, ça devient plus amer que chicotin.
Anth. Palat., V,
29
toè aétoè
Paryenik koæra t k¡rmata pleÛona poieÝ
oék pò tw t¡xnaw
ll' pò tw fæsiow
du même
Une jeune
fille, ce qui lui rapporte le plus d'argent,
ce n'est pas son talent, c'est son physique.
Anth. Palat., V,
45

KapÛtvnow
eÞw kllow
Kllow neu xarÛtvn t¡rpei mñnon oé kat¡xei d¡
Éw ter gkÛstrou
nhxñmenon d¡lear
Capiton sur la beauté
La beauté sans le charme, c'est plaisant, sans plus; ça n’accroche
pas.
Un peu comme un appât mis à l'eau sans hameçon.
Anth. Palat., V,
67

ParmenÛvnow
õ Zeçw t¯n Danhn xrusoè kgÆ d¢ s¢ xrusoè
pleÛona gr doènai toè Diòw oé dænamai
Parménion
Zeus a eu Danaé à prix d'or, et moi aussi je t'ai eue à prix d'or;
te donner plus que Zeus n'a donné, je ne peux pas.
Anth. Palat., V,
33

MaikÛou
tÛ stugn® tÛ d¢ taèta kñmhw eÞkaÝa FilainÛ
skælmata kaÜ noterÇn
sægxusiw ômmatÛvn
m¯ tòn ¤rast¯n eädew ¦xony' êpokñlpion llhn
eäpon ¤moÛ læphw frmak'
¤pistmeya
dakræeiw oé fºw d¡ mthn rneÝsy' ¤pibllú
ôfyalmoÜ glÅsshw jiopistñteroi
Maecius
Pourquoi es-tu triste ? Philaenis, pourquoi t’arraches-tu
les cheveux
sans raison et pourquoi tes pauvres yeux sont-ils brouillés de
larmes ?
Tu as vu ton amoureux en serrer une autre dans ses bras ?
Réponds-moi ! Nous savons un remède à ton chagrin :
Tu pleures ? Non, dis-tu ? Tu cherches en vain à le
nier :
on peut se fier davantage à tes yeux qu’à ta langue.
Anth. Palat., V,
130

Mrkou
'ArgentarÛou
st¡rna perÜ st¡rnoiw mastÒ d' ¦pi mastòn ¤reÛsaw
xeÛle te
glukeroÝw xeÛlesi sumpi¡saw
'Antigñnhw kaÜ xrÇta labÆn pròw xrÇta t loip
sigÇ mrtuw ¤f'
oåw læxnow ¤pegrfeto
Marcus Argentarius
Poitrine collée contre poitrine et sein contre sein,
mes lèvres pressant les douces lèvres
d'Antigone et ma peau touchant sa peau... le reste
je le tais, il n'y a eu qu'un témoin officiel : la lampe.
Anth. Palat., V,
128
toè aétoè
oék ¦sy' oðtow ¦rvw eà tiw kalòn eädow ¦xousan
boælet' ¦xein fronÛmoiw
ömmasi peiyñmenow
ll' ÷stiw kakñmopfon ÞdÅn pefarhm¡now ÞoÝw
st¡rgei mainom¡nhw ¤k
frenòw aÞyñmenow
oðtow ¦rvw pèr toèto: t gr kal pntaw õmoÛvw
t¡rpei toçw krÛnein
eädow ¤pistam¡nouw
du même
Ce n'est pas de
l'amour, quand on voit une femme qui possède une belle apparence
que de vouloir la posséder : c’est obéir à des yeux avisés.
Mais qu'à la vue d'une femme mal fichue, comme percé par des
traits
qu’on en tombe amoureux et qu'on perde la tête et qu'on prenne
feu:
voilà l'amour, voilà sa flamme. Car la beauté, elle, charme également
tous ceux qui savent la discerner.
Anth. Palat., V,
89
toè aétoè
Pary¡non AlkÛpph ¤fÛloun m¡ga, kaÛ pote peÛsaw
aét¯n layridÛvw eäxon ¤pÜ klisÛú.
Amfot¡rvn d¢ st¡rnon ¤plleto, m® tiw ¤p¡lyú
m® tiw àdú t pñyvn krupt perissñterow.
Mht¡ra d' oék ¦layen keÛnhw llon: ll' ¤sidoèsa
¤japÛnhw: Erm°w koinñw, ¦fh, yægater.
du même
J'étais très
amoureux d'une jeune fille, Alcippe. Et un jour, je l’ai séduite
et je la possédais en cachette sur son lit.
Nos poitrines à tous deux palpitaient : que personne
n’entre,
que personne ne surprenne en indiscret les secrets de nos
étreintes.
Mais ses bavardages n'échappèrent pas à sa mère qui
tout soudain entra et nous vit : « Part à deux, ma
fille », s'écria-t-elle.
Anth. Palat., V,
127

Pltvnow
oß d¢ Filod®mou eÞw kñrhn
m°lon ¤gÅ bllei me filÅn s¡ tiw ll' ¤pÛneuson
JanyÛpph kgÆ
kaÜ sç marainñmeya
De Platon ou de Philodème selon d’autres
Je suis une pomme. Celui qui me jette, c’est quelqu’un qui t’aime.
Mais réfléchis bien,
Xanthippe, moi comme toi, nous nous flétrirons.
Anth. Palat., V,
80
toè aétoè
TÒ m®lÄ bllv se : sç d' eÞ m¢n ¤koèsa fileÝw me
dejam¡nh t°w s°w
paryenÛhw metdow
eÞ d' ¥r' Ö m¯ gÛnoito noeÝw toèt' aétÒ laboèsa
sk¡cai t¯n Êrhn Éw ôligoxrñniow
du même
Avec la pomme,
je t’envoie ceci : si tu m’aimes, toi, spontanément,
ramasse-la et ta virginité tu la donnes en échange.
Au contraire si tu penses que ceci ne doit pas se faire, puisque
tu l’as prise,
Regarde comme la beauté est une chose éphémère.
Anth. Palat., V,
79

RoufÛnou
EÞ dusÜn oék àsxusaw àshn flñga, purfñre, kaèsai
t¯n ¥nÜ kaiom¡nhn µ
sb¡son µ metyew.
Rufin
Si tu es impuissant, incendiaire, à allumer la même flamme dans
deux coeurs à la fois,
celle qui ne brûle que dans un seul cœur éteins-la ou fais la
passer dans l'autre.
Anth. Palat., V,
88
Ad Dionen , de amore
suo.
Aut restingue ignem, quo torreor, alma Dione,
Aut transire jube : vel face utrinque
parem.
A Dioné, sur son amour.
Éteins le feu qui m'embrase, bienfaisante Dioné,
fais-le passer, ou qu'une autre le partage.
Ausone, Épigrammes, 80.
Pallda
Xalkotæpow tòn
Ervta metalljaw ¤pñhse
t®ganon, oék lñgvw,
÷tti kaÜ aétò fl¡gei
Palladas
Un forgeron a transformé l'Amour pour en faire
une poêle à frire. Pas bête dans la mesure où il enflamme lui
aussi.
Anth. Palat.,
IX, 773.

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mise à jour: 26/10/02 |