Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Métrodore [de Byzance]


On ne sait rien de Métrodore.

S’il s’agit bien du grammairien Métrodore de Byzance, il a vécu sous le règne de Constantin.

 

Je vous rappelle que vous devez résoudre ces problèmes par l’arithmétique, et non par l’algèbre !


 

Mhtrñdvrow [õ Buz‹ntiow]

 

1

teèjòn moi st¡fanon, xrusòn xalkñn te ker‹ssaw

kassÛterñn y' ‘ma toÝsi polækmhtñn te sÛdhron,

mnÇn ¥j®konta: xrusòw d' ¤x¡tv metŒ xalkoè

doiŒ m¡rh trissÇn. Xrusòw d' ‘ma kassÛterñw te

trissŒ m¡rh tetñrvn: xrusòw d' aït' ±d¢ sÛdhrow

tñssa m¡rh tÇn p¡nte. Pñson d'ra deÝ se ker‹ssai

l¡jon toè xrusoè, xalkoè pñson, Žll' ¦ti l¡jon

kassit¡roio pñson, loipoè pñson eÞp¢ sid®rou,

Ëste se st¡fanon teèjai mnÇn ¥j®konta.

 

Tu me feras une couronne, en alliant l'or et le bronze,

Et avec eux l'étain et le fer résistant,

pour un poids de soixante mines. L'or avec le bronze doit faire

deux fois un tiers. L’or avec l' étain,

trois fois un quart ; l'or enfin avec le fer,

les trois cinquièmes. Combien donc faut-il mettre dans cet alliage

d'or, dis-le moi, combien de bronze ? mais dis encore

combien d'étain et enfin dis combien de fer,

pour fabriquer ma couronne pour un poids de soixante mines.

Anthologie palatine, XIV, 49.

 

 

 

2

Oåon Ždelfeiñw m' ¤bi®sato, p¡nte t‹lanta

  oéx õsÛú moÛrú patrikŒ dass‹menow.

P¡nte kasign®toio tñd' ¥ndek‹tvn polædakruw

  p¡mpton ¦xv moÛrhw. Zeè, bayçn ìpnon ¦xeiw.

 

Comme mon frère m’a causé du tort : les cinq talents

De l’héritage paternel, il les a partagés en parts inégales !

Des cinq onzièmes de la part de mon frère, j’en pleure,

Je n’ai que le cinquième ! Zeus, tu dors d’un profond sommeil !

Anthologie palatine, XIV, 128.

 

 

 

3

Eäpe kubernht°i platçn pñron ƒAdriakoÝo

t¡mnvn nhÛ: lòw pñsa leÛpetai eÞs¡ti m¡tra;

tòn d' ŽnameÛbeto: naèta, m¡son KrioÝo metÅpou

KrhtaÛou Sikel°w te PelvrÛdow ¥j‹ki m¡tra

xÛlia: doiÇn d' aïte paroixom¡noio drñmoio

p¡mptvn dipl‹sion Sikel¯n ¤pÜ porymÛda leÛpei.

Anthologie palatine, XIV, 129.

 

On demande au pilote sur un bateau fendant la plaine Adriatique :

« Il nous reste combien de mer à parcourir ?

— Matelot, entre les caps Crio de Crète, et Péloron de Sicile il y a six mille stades. Il reste encore deux fois les deux cinquièmes du chemin parcouru pour toucher la Sicile. »

 

 


 

 

page à compléter

 

 

 

 

 

 

 

Solutions

 

1. or: 30,5 ; étain : 14,5 ; bronze : 9,5 ; fer : 5,5.

2. l’aîné : 4 talents et 35 mines (4+7/12), le cadet 25 mines (5/12 de talent).

3. chemin parcouru : 3333,33 stades, chemin restant : 2666,66 stades.