Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Épigrammes votives


 


ƒAnayhmatikŒ ¤pigr‹mmata

 

LevnÛdou

m‹thr zÒon tòn MÛkuyon, oåa penixrŒ,

B‹xkÄ dvreÝtai =vpikŒ gracam¡na.

B‹xke, sç d' êcÐhw tòn MÛkuyon: aß d¢ tò dÇron

=vpikòn, litŒ taèta f¡rei penÛa.

Léonidas

La mère de Tout-Petit, et elle est bien pauvre,

offre à Bacchus ce portrait sans valeur son fils.

Bacchus, puisses-tu faire grandir Tout-Petit : si le présent

est sans valeur, c’est la simple pauvreté qui te l’apporte.

Anth. Palat., VI, 355.

Krinagñrou

†Hrh ƒElhyuiÇn m®thr †Hrh te teleÛh

kaÜ Zeè ginom¡noiw junòw ‘pasi p‹thr

ÈdÝnaw neæsait' ƒAntvnÛú  álaoi ¤lyeÝn

prheÛaw malakaÝw xersÜ sçn ƒHpiñnhw

öfra ke ghy®seie pñsiw m®thr y' ¥kur® te:

² nhdçw oàkvn aäma f¡rei meg‹lvn

Crinagoras

Héra, mère des Ilithyies, Héra déesse du mariage

et Zeus, père commun de tous ceux qui naissent,

accordez en votre bienveillance que viennent à Antonia des couches

sans douleur entre les mains bienfaisantes d’Épione,

afin que se réjouissent son époux, sa mère et sa belle-mère :

son ventre porte le sang de grandes maisons.

Anth. Palat., VI, 244.

Antonia donna naissance en ~15 à Germanicus et en ~10 à Claude.

NikÛou

ƒAmfar¡taw kr®demna kaÜ êdatñessa kalæptra,

Eßl®yuia, tew keÝtai êp¢r kefalw,

Ëw se met' eéxvlw ¤kal¡ssato leugal¡aw oß

k°raw Žp' ÈdÛnvn t°le baleÝn loxÛvn.

Nicias

D’Ampharéta, la coiffe et le fluide voile

Ilithyie, c’est sur ta tête qu’ils se trouvent :

dans ses prières elle t’appela pour que loin d’elle

tu chasses les tristes génies de la mort dans les douleurs de l’accouchement.

Anth. Palat., VI, 270.

Pl‹tvnow

² sobaròn gel‹sasa kay' „`Ell‹dow, ² tòn ¤rastÇn

¥smòn ¤nÜ proyæroiw Laþw ¦xousa n¡vn,

t» PafÛú tò k‹topron, ¤peÜ toÛh m¢n õrsyai

oék ¤y¡lv, oåh d' ·n p‹row oé dænamai.

Platon

Moi qui me riais orgueilleusement de la Grèce, moi qui d’amoureux

en avais un essaim devant ma porte – et des jeunes ! – moi Laïs,

je consacre à Aphrodite, la déesse de Paphos, mon miroir ; car me voir telle que je suis,

je ne le veux pas et telle que je fus jadis je ne le peux pas.

Anth. Palat., VI, 1.

 

LevnÛdou

eëfhmñn toi sfaÝran ¤#krñtalñn te Filokl°w

„ErmeÛú taæthn pujin¡hn plat‹ghn

Žstrag‹law y' aåw pñll' ¤pem®nato kaÜ tòn ¥liktòn

=ñmbon kourosænhw paÛgni' Žnekr¡masen

Léonidas de Tarente

Philoclès à Hermès : le ballon qui fit ma renommée, les sonores

castagnettes de buis que voici,

les dés avec lesquels j’ai souvent joué à perdre la raison et ma tournoyante

toupie, les jouets de mon enfance, je les accroche en ton honneur.

Anth. Palat., VI, 309.

 


 

 

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Dernière mise à jour: 13/12/2002