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Noctes Gallicanae
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L’épigraphie a pour objet l’étude des inscriptions, c’est-à-dire ce qui « est écrit (frfein) sur (¤pÛ) » une matière durable. Le mot latin inscriptio s’analyse de la même manière : in-scribere.
Pour simplifier la définition, on pourrait dire que le domaine de l’épigraphie s’étend à l’étude de ce qui est écrit sur toute autre matière que celles qui ont été spécialement conçues pour recevoir de l’écriture. Bien entendu, cette définition simplifiée trouve ses limites : par exemple les inscriptions sur les tablettes de cire que l’on a retrouvées à Pompéi, sur le mur d’Hadrien ou en Roumanie appartiennent au domaine de l’épigraphie, bien que les tablettes aient été fabriquées pour recevoir des textes écrits.
Les supports les plus fréquents sont bien sûr la pierre, la terre cuite et le métal. On rencontre aussi des inscriptions sur les mosaïques et le verre, dans le stuc qui recouvrait les murs, etc. Il faut ajouter à cette liste incomplète les monnaies.
La particularité des inscriptions, sauf quelques cas particuliers comme précisément les monnaies, réside d’abord dans le fait que chacune est unique et qu’elle nous est parvenue, compte-tenu des outrages du temps et des hommes, telle qu’elle est sortie des mains du graveur, telle que la voyaient les contemporains. Copie après copie, les textes littéraires se sont altérés et il arrive parfois que l’on désespère de retrouver la phrase originale d’un auteur et nous ne pouvons qu’imaginer l’apparence des ouvrages que tenaient dans leurs mains César ou Cicéron, nous pouvons lire dans la pierre la même inscription qu’ils y lisaient eux-mêmes.
Les inscriptions se rangent dans deux grandes catégories :
£ Les TITVLI gravés pour durer, en particulier dans la pierre, et dont le sujet est généralement une personne. On distingue dans cette catégorie
les TITVLI SEPVLCHRALES, inscriptions funéraires, sur les tombeaux ou les cippes ;
les TITVLI SACRI, inscriptions dédicatoires, sur des objets ou bâtiments offerts à des divinités, ou concernant ces objets ou divinités ;
les TITVLI HONORARII, inscriptions honorifiques, en l’honneur d’une personne, généralement gravées sur le socle d’une statue ;
les TITVLI OPERVM PVBLICORVM, inscriptions concernant des ouvrages d’intérêt collectif, comme les bornes, ponts, routes ;
les INSTRVMENTA ou ACTA, textes officiels, souvent gravés dans le bronze, publics comme les textes de loi ou les senatus consulta, privés comme les attestations délivrées aux vétérans.
£ Les objets de la vie privée et de la vie courante : vaisselle, tuiles, mais aussi les canalisations d’eau et les inscriptions sur le matériel militaire.
On trouvera une intéressante initiation à l’épigraphie, fondée sur des inscriptions découvertes à Arles, dans les pages intitulées
L’Université de Bologne propose une série de sites et de pistes à suivre :
On consultera aussi avec intérêt les liens proposés par la
Je me suis beaucoup servi des ressources énormes qu’offrent les pages publiées sous la direction du professeur Manfred Clauss :
La Biblioteca Augustana propose aussi quelques inscriptions intéressantes :
Enfin, tout le monde connaît le site de Bill Thayer « Lacus Curtius » qui consacre de nombreuses pages à l’épigraphie latine :
Deux livres faciles à trouver :
R. Bloch, L’épigraphie latine, Que sais-je?, PUF.
E. H. Warmington, Remains of Old Latin IV,
archaic inscriptions, The Loeb Classical Library.
Sommaire des pages consacrées à l’épigraphie
Remarque : je me suis servi de
la police de caractères « Garamond Latin » que vous pouvez
télécharger à l’adresse ci-dessous :
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