Noctes Gallicanae
Epigraphie
latine
Tituli
operum publicorum
SER FOLVIVS Q F FLACCVS COS MVRV
LOCAVIT
DE MANVBIES
Servius Fulvius Flaccus, fils de
Quintus, consul, a fait mettre en adjudication ce mur, sur le produit du butin.
Ser. Fulvius Flaccus, consul en 135, avait remporté une victoire en Illyrie.
[SER SVLPIC]IVS SER F GALBA COS
PAVIMENTVM [FACIVNDVM LOCAVI]T EISDEMQUE PROBAVIT
CIL I, 2,
694
Servius Sulpicius Galba, fils de
Servius, consul, a fait mettre ce dallage en adjudication et a réceptionné les
travaux.
Cette inscription sur un dallage de Rome date de 144 ou 108 av. J.-C.
[Q LV]TATIVS Q F Q N C[ATVLVS COS
DE S]EN SENT FACIVNDV[M COERAVIT]
EIDEMQVE PROB[AVIT]
ILS 35a
Quintus Lutatius Catulus, fils de Quintus,
petit-fils de Quintus, consul, a fait exécuter [ces travaux] sur décision du
sénat et les a réceptionnés.
Un Q. Lutatius Catulus a été consul en 102, un autre en 78 av. J.-C.
P. Popilius Laenas, consul
en 132 av. J.-C., a fait placer dans le bourg qui portait son nom, Forum
Popilii (actuellement Polla en Lucanie), une borne miliaire particulièrement
élaborée.

VIAM FECEI AB
REGIO AD CAPVAM ET
IN EA VIA
PONTEIS OMNEIS MILIARIOS
TABELARIOSQVE
POSEIVEI HINCE SVNT
NOVCERIAM MEILIA
I CAPVAM XXCIIII
MVRANVM XIIII
COSENTIAM CXXIII
VALENTIAM
CXXX AD FRETVM AD
STATVAM
CCXXXI REGIVM CCXXXVII
SVMA AF CAPVA
REGIVM MEILIA CCCXXI
ET EIDEM PRAETOR
IN
SICILIA
FVGITEIVOS ITALICORVM
CONQVAEISIVEI
REDIDEIQVE
HOMINES
DCCCCXVII EIDEMQVE
PRIMVS FECEI VT DE
AGRO POPLICO
ARATORIBVS
CEDERENT PAASTORES
FORVM
AEDISQVE POPLICAS HEIC FECEI
CIL X,
6950; ILS 23
J’ai fait construire la route (la via Popilia)
qui va de Regium (Reggio de Calabre) à Capoue ; et sur
cette route, j’ai fait construire tous les ponts, placer les bornes miliaires
et les signaux. Il y a d’ici à Nuceria un mille, à Capoue 84 milles, à Muranum
14 milles, à Cosentia 123 milles, à Valentia 130 milles, au détroit (statue) 231 milles, à Regium 237
milles. En tout, de Capoue à Regium 321 milles.
Et, comme préteur, j’ai aussi fait
rechercher en Sicile les esclaves fugitifs des Italiens et j’ai rendu 917
hommes. J’ai aussi, le premier, obtenu que les bergers quittent le domaine
public au profit des laboureurs.
J’ai fait construire ici un forum et des
bâtiments publics.

d’après photo
Tiberius Claudius Drusi filius Caisar Augustus Germanicus,
pontifex maximus, tribunicia potestate nonum, imperator sextum decimum, consul
quartum, censor, pater patriae, auctis populi Romani finibus, pomerium
ampliavit terminavitque.
Tibère Claude César Auguste, fils de
Drusus, grand pontife, revêtu de la puissance tribunicienne pour la 9ème
fois, salué imperator pour la 16ème fois, consul pour la 4ème
fois, censeur, père de la Patrie, pour avoir augmenté le territoire du Peuple
romain a agrandi le périmètre sacré et l’a fait borner.
et pomerium Vrbis auxit Caesar, more prisco, quo iis qui
protulere imperium etiam terminos Vrbis propagare datur. Nec tamen duces
Romani, quamquam magnis nationibus subactis, usurpaverant nisi L. Sulla et
divus Augustus.
Claude César agrandit aussi le périmètre sacré de Rome, selon l’ancien usage qui donnait le droit à ceux qui avaient repoussé les limites de l’Empire d’agrandir aussi l’enceinte de la Ville. Les généraux n’avaient pourtant pas usé de ce droit, même ceux qui avaient soumis des peuples importants, si ce n’est Lucius Sylla et le divin Auguste. (Tacite, Annales, XII, 23)
Novas etiam commentus est litteras tres ac numero veterum quasi
maxime necessarias addidit ; de quarum ratione cum privatus adhuc volumen
edidisset, mox princeps non difficulter optinuit ut in usu quoque promiscuo
essent. Extat talis scriptura in plerisque libris ac diurnis titulisque operum.
Il inventa aussi trois lettres qu’il ajouta à l’ancien alphabet, les jugeant tout à fait nécessaires. Il avait publié un volume sur cette question alors qu’il était encore simple particulier ; plus tard, devenu empereur, il obtint sans difficulté qu’on les employât aussi à côté des autres. Ces caractères ainsi conçus se voient encore dans la plupart des livres, dans les journaux et les inscriptions des monuments. (Suétone, Claude, 41).
Novas litterarum formas addidit vulgavitque, comperto Graecam
quoque litteraturam non simul coeptam absolutamque. . . Et forma litteris
Latinis quae veterrimis Graecorum. Sed nobis quoque paucae
primum fuere, deinde additae sunt. Quo exemplo Claudius tres litteras adiecit,
quae usui imperitante eo, post oblitteratae, aspiciuntur etiam nunc in aere
publico dis plebiscitis per fora ac templa fixo.
Il fit ajouter trois nouveaux caractères à l’alphabet, en arguant du fait l’alphabet grec lui aussi n’avait pas été achevé aussitôt que commencé … Et le dessin des lettres latines correspond au dessin des lettres grecques archaïques. Mais nous aussi au début nous en utilisions peu, on en ajouta par la suite. Conformément à cet exemple, Claude ajouta trois lettres dont on se servit sous son règne puis qui tombèrent dans l’oubli. On les voit encore de nos jours sur les tables de bronze officielles apposées sur les places publiques et sur les temples pour publier les actes publics. (Tacite, Annales, XI, 13 et 14)
Les trois lettres inventées par Claude étaient le
digamma W retourné qui notait
le V consonne (comme dans notre
inscription), l’antisigma
qui notait les sons –bs- et –ps- et une
lettre dont je ne connais pas le dessin qui correspondait à l’ u du grec (notre ü ?).
Sur cet empereur, voyez Claude.
LXXIX
IMP CAESAR DIVI NERVAE F
NERVA TRAIANVS
AVG GERM DACIC
PONT MAX TR POT
XIII IMP VI
COS V
P P
VIAM A
BENEVENTO
BRVNDISIVM
PECVN SVA FECIT
LXXIX milia passuum Beneventum. Imperator Caesar, divi
Nervae filius, Nerva Traianus Augustus Germanicus Dacicus, Pontifex maximus,
tribunicia potestate tertium decimum, imperator sextum, consul quintum, Pater
patriae, viam a Benevento Brundisium pecunia sua fecit.
CIL IX,
6021
79 mille pas vers Bénévent. L’empereur
César Nerva Trajan Auguste, fils du divin Nerva, vainqueur des Germains,
vainqueur des Daces, souverain Pontife, revêtu de la puissance tribunicienne
pour la 13ème fois, salué Chef des armées pour la 6ème
fois, consul pour la 5ème fois, Père de la patrie, a fait construire
cette route de Bénévent à Brindes à ses propres frais.
Borne miliaire de Trajan
(110), découverte près de Cannae. « 79 mille pas vers
Bénévent », soit 116,92 km. La distance indiquée de nos jours est de 120
km par l’autoroute.

IMP CAESAR
DIVI NERVAE F
NERVA
TRAIANVS AVG GERM
PONTIF
MAXIMVS TRIB POT IIII
PATER PATRIAE COS III MONTIBVS
EXCISI[.] ANCO[..]BVS
SVBLATIS VIA[.]
F[. . .]
Imperator Caesar, divi Nervae filius, Nerva Traianus Augustus,
Germanicus, Pontifex maximus, tribunicia potestate IIII, Pater patriae, consul
III, montibus excisis anconibus sublatis, viam fecit.
L’empereur César Nerva Trajan Auguste,
fils du divin Nerva, vainqueur des Germains, souverain Pontife, revêtu de la
puissance tribunicienne pour la 4ème fois, Père de la patrie, consul
pour la 3ème fois, a fait construire cette route en entaillant les
montagnes et en supprimant des détours.
100 ap. J.-C. (Roumanie)
IMP CAESAR DIVI NERVAE F
NERVA TRAIANVS AVG GERM
PONT MAX
TRIB POT V P P COS IIII
OB PERICVLVM CATARACTARVM
DERIVATO FLVMINE TVTAM DA
NVVI NAVIGATIONEM FECIT
Imperator
Caesar, divi Nervae filius, Nerva Traianus Augustus, Germanicus, Pontifex
maximus, tribunicia potestate V, Pater patriae, consul IIII, ob periculum
cataractarum derivato flumine, tutam Danuvii navigationem fecit.
L’empereur César Nerva Trajan Auguste,
fils du divin Nerva, vainqueur des Germains, vainqueur des Daces, souverain Pontife,
revêtu de la puissance tribunicienne pour la 5ème fois, Père de la
patrie, consul pour la 4ème fois, en raison du danger présenté par
les chutes, a rendu sûre la navigation sur le Danube en creusant un canal
parallèle au fleuve.
101 ap. J.-C., Roumanie
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Consulats de Trajan |
|
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100 |
Ulpius Trajanus (3.) Sex. Julius Frontinus (3. ) |
|
101 |
Ulpius Trajanus (4.) Q. Articuleius Paetus |
|
103 |
Ulpius Trajanus
(5.) Man. Laberius Maximus (2. ) |

Chagnon
(France)
EX AVCTORITATE
IMP CAES TRAIA
NI HADRIAN
I AVG NEMINI
ARANDI SER
ENDI PANG
ENDIVE IVS
EST INTRA ID
SPATIVM AG
RI QVOD TVTE
LAE DVCTVS
DESTINATVM
EST
Par ordre de l’empereur César Trajan Hadrien
Auguste, personne n’a le droit de labourer, semer ou planter dans les limites
de cet espace destiné à la protection de l’aqueduc.
Auguste, en 11 et 9 av.
J.-C. avait ordonné que les aqueducs soient protégés par une bande de terrain
de 15 pieds de large.
20/06/01