Lyriques grexs
Fragments anonymes
d¡spota
Sprtaw m¢n basil°ew ¤moÜ pat¡rew kaÜ delfoÛ
rmati d' Èkupñdvn áppvn nikÇsa KunÛska
eÞkñna tnd' ¦stasa. mñnan d' ¤m¡ fami gunaikÇn
Elldow ¤k psaw tñnde labeÛn st¡fanon
Pour Cynisca
Les rois de Sparte sont mes ancêtres et mes frères,
moi, Cynisca, j’ai remporté la victoire avec mon char attelé de
chevaux aux pieds rapides,
j’ai fait élever ce monument. Moi seule, je l’affirme, des
femmes
de toute la Grèce j’ai obtenu cette couronne.
Cette épigramme a été, selon Pausanias, écrite par
un Spartiate dont on a, malheureusement, oublié le nom.
Cynisca, fille d’Archidamos et sœur d’Agis et d’Agésilas,
a effectivement gagné la course de chars à Olympie en 396/392, ce qui lui valut
un groupe de chevaux en bronze. On a retrouvé le piédestal avec notre épigramme
et la signature du sculpteur : Apell¡aw
Kallikl¡ow ¤poÛhsen.
õdeæei
MoÝra pròw t¡low ndrÇn
oá te tn prÅtan lelñgxasi timn
Il s’achemine,
le Destin, vers la fin de la vie des hommes
qui ont atteint le faîte des honneurs.
mis¡v mnmona sumpñtan
Je déteste un compagnon de beuverie qui a de la mémoire.
m® moi katapaæet' ¤peÜ per ³rjato
terpnottvn mel¡vn õ kallibñaw polæxordow aélñw
Ne me fais pas cesser, surtout
maintenant qu’a commencé
à jouer ses chants si pleins de charme
la flûte harmonieuse au registre étendu.
d' êpodejam¡na ya®sato xræseon aäca pot®rion
Et lorsqu’elle eut reçu la coupe en or,
elle la contempla aussitôt avec admiration.
Il s’agit de la coupe que Zeus offrit à Alcmène, pour la remercier de la naissance d’Héraclès.
oé m¯ pote tn r¡tan lljomai nt' dÛkou
k¡rdouw
Jamais je n’échangerai mon honneur
contre un gain mal acquis !
÷sa te xyÅn
pñntou te b¡nyh k¡row
m¡trhton eïrow ¤ktr¡fei
Tout ce que la terre,
les abîmes de la mer et de l’air
l’immense étendue nourrit...
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