Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Cléobule de Lindos


Cléobule de Lindos (ville de Rhodes) a vécu au Vème s. av. J.-C. Il apprit la philosophie en Égypte. Il figure au nombre des Sept sages.

Il mourut âgé de soixante-dix ans. Voici son épitaphe telle que la rapporte Diogène Laërce (et aussi Anth. Palat., VII, 618) :

ndra sofòn Kleñboulon ŽpofyÛmenon katapenyeÝ

   ´de p‹tra LÛndow pñntÄ Žgallom¤nh

Lindos, sa patrie, qui tire fierté de la mer,

Pleure la perte de Cléobule le Sage.

 

Il était le père de Cléobulina.

 


Kleñboulow õ LÛndiow

 

 

On lui attribue l’épitaphe du roi Midas :

Xalk° pary¡now eÞmÛ, MÛda d'¤pÜ s®mati keÝmai.

…Est' ’n ìdvr te n‹ú kaÜ d¡ndrea makrŒ tey®lú,

„H¡liow t'ŽniÆn l‹mpú, lampr‹ te sel®nh,

kaÜ potamoÛ ge =¡vsin, Žnaklæzú d¢ y‹lassa,

aétoè t»de m¡nousa poluklaætÄ ¤pÜ tæmbÄ,

Žggel¡v parioèsi MÛdaw ÷ti t»de t¡yaptai.

Je suis une vierge d’airain, je gis sur le monument de Midas.

Tant que l’eau restera liquide et que les arbres dresseront leurs sommets,

Tant que le soleil levant brillera et aussi la lune brillante,

Tant que couleront les fleuves et que la mer roulera ses vagues,

Demeurant ici sur son tombeau mouillé de larmes,

J’annoncerai aux passants que c’est ici que Midas repose.

 

Comme les autres sages, il avait rédigé ses maximes en vers ; il nous en reste trois :

mousÛa tò pl¡on m¡row ¤n brotoÝsi

lñgvn te pl°yow: Žll' õ kairòw Žrk¡sei.

frñnei ti kednñn: m¯ m‹taiow xariw gin¡syv

Dans la plupart des cas, on trouve chez les hommes ignorance

Et abondance de paroles, mais cela s’arrange à l’occasion.

Que tes pensées soient nobles : ne deviens pas désagréable par vanité.

 

Diogène Laërce a conservé, en prose, quelques sentences de Cléobule ; j’en ai retenu deux :

…Efh d¢ deÝn sunoikÛzein tŒw yugat¡raw pary¡nouw m¢n t¯n ²likÛan tò d¢ froneÝn gunaÝkaw: êpodeiknçw ÷ti deÝ paideæesyai kaÜ tŒw pary¡nouw.

Il dit que ses filles, il faut les marier jeunes filles par l’âge et femmes par l’esprit, indiquant ainsi qu’il faut instruire aussi les jeunes filles.

KaÜ ÷tan tiw ¤jÛú t°w oÞkÛaw, zhteÛtv prñteron tÛ m¡llei pr‹ssein: kaÜ ÷tan eÞs¡lyú p‹lin, zhteÛtv tÛ ¦praje.

Quand on sort de chez soi, qu’on se demande d’abord ce qu’on va faire ; quand on revient chez soi, qu’on se demande ce qu’on a fait.

 

Kleoboælou lloi KleoboulÛnhw

eäw õ pat®r, paÝdew d¢ duÅdeka tÇn d¢ ¥k‹stvi

koèrai dÜw tri‹konta di‹ndixa eädow ¦xousai:

aã m¢n leukaÜ ¦asin ÞdeÝn, aã d' aïte m¡lainai:

Žy‹natoi d¡t ' ¤oèsai Žpofyinæyousin ‘pasai.

 


 

de Cléobule (ou de Cléobulina selon les sources)

Un seul père, douze fils, à chacun d’eux

Deux fois trente filles qui ont deux aspects opposés :

Les unes blanches laissent voir, les autres au contraire noires.

Bien qu’étant immortelles, elles périssent toutes.

 

Solution

 

 

Cléobule : M¡tron riston.

 

Épigrammes : sommaire


 

 

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