Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Érinna
de Ténos
Érinna de Ténos (ou de Télos) a vécu au IVe
s. av. J.-C.
Paryenik¯ d'
Hrinna ligæyroow §zeto koærh
oé mÛton fafñvsa polæplokon ll' ¤nÜ sig»
Pierik°w =aymiggaw postalousa melÛsshw.
La vierge Erinna, jeune fille
aux chants harmonieux était assise,
qui ne tournait pas le fil qui
se tresse, mais en silence
distillait les gouttes d’une
abeille de Piérie.
Christodoros
de Coptos
Description d’une statue du gymnase public de Coptos en Thébaïde.
Anthologie,
II, 108-110.
Hrinna ² T®nia
'Asklhpidou
eÞw
Hrinnan
õ glukçw 'HrÛnnhw oðtow pñnow oéxÜ polçw m¢n
Éw n
paryenikw ¤nneakaidek¡teuw
ll' ¥t¡rvn pollÇn dunatÅtervw eÞ d' 'Aýdaw oß
m¯ taxçw ·lye tÛw n
talÛkon ¦sx' önoma
Asclépiade
de Samos [première moitié du IIIe s. av. J.-C.] sur Erinna
D'Érinna, voici les oeuvres, douces à lire. Le livre n'est pas
gros,
c'est celui d'une jeune fille de dix-neuf ans,
mais il a plus de force que beaucoup d'autres. Si Hadès
vers elle n'était pas si vite venu, qui possèderait un nom plus
illustre?

Alakta
La
quenouille
PompÛle, naætaisin p¡mpvn plñon eëploon Þxyæ
pompeæsaiw præmnayen
¤mn deÝan ¥taÛran.
Pilote, poisson aux matelots faisant escorte pour naviguer bonne
navigation,
puisses-tu escorter depuis la poupe mon amie qui me charme!
pra#lñgoi
poliaÛ, taÜ g®raow nyea ynatoÝw
A la parole douce, femmes aux cheveux blancs, vieillesse en
fleurs pour les mortels...
toutñyen eÞw Aýdan kene dian®xetai össe kat[agreÝ].
D’ici jusqu’au pays d'Hadès le vain écho passe le fleuve,
silence chez les morts, ténèbre s'empare des deux yeux.
Ces trois fragments sont tout ce qui survit du
poème en trois cents vers d’Erinna.
Texte établi et traduit par Yves Battistini, Poétesses
grecques, Imprimerie nationale, 1998.

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page à compléter Dernière mise à jour : 25/08/2000 |