Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Ibycos
de Rhégion
Ibycos, poète
lyrique grec de Rhégion (Italie méridionale), a vécu aux environs de 525 av.
J.-C.
Il
a chanté en Italie Méridionale, en Sicile et à Samos à la cour de Polycratès.
Il
fut tué par des voleurs sur la route de l'Isthme, près de Corinthe. Un peu
avant sa mort, il vit des grues qui volaient et il leur demanda de témoigner de
son assassinat. Durant les Jeux Isthmiques les meurtriers d'Ibycos étaient
assis au théâtre quand ils virent passer un vol de grues. Ils se mirent alors à
rire, en se chuchotant : « Voilà les vengeurs d'Ibycos ». Leurs
voisins les entendirent et, comme on recherchait depuis longtemps Ibycos qui
avait disparu, ils rapportèrent ces propos aux magistrats. Les coupables furent
convaincus et conduits en prison ... (Plutarque, De garrulitate,
14).
Cette
histoire a été immortalisée par une célèbre ballade de Schiller qui se réfère
au passage de Plutarque.
Ibycos avait
composé sept livres en dialecte dorien.
Maxume
vero omnium flagrasse amore [iuvenum] Reginum Ibycum apparet ex scriptis. Atque
horum omnium (sc. Alcaei
et Anacreontis et Ibyci) lubidinosos esse amores videmus mais celui qui a le plus brûlé d’amour[pour les jeunes gens],
c’est Ibycus de Rhegium, comme on le voit dans ses écrits ; Et nous voyons
que leurs amours à tous étaient passionnées à l’excès. (Cicéron, Tusculanes, IV, 71).
Ibukow õ RhgÝnow
Erow aïte me kuan¡oisin êpò
blefroiw tak¡r' ömmasi derkñmenow
khl®masi pantodapoÝw ¤w pei-
ra dÛktua Kæpridow ¤sbllei
· mn trom¡v nin ¤perxñmenon
Ëste fer¡zugow áppow eylofñrow potÜ g®r&
¡kvn sçn öxesfi yooÝw ¤w millan
¦ba
Amour encore me regardant de ses yeux bleus,
Paupières à demi-closes, je me sens fondre
Et de ses sortilèges aux formes multiples il me jette
Dans les filets sans fonds de la déesse de Chypre.
Que je crains son retour,
Comme un cheval pur sang attelé sous le joug alors qu’il
vieillit
S’en va de mauvais gré avec son char léger disputer une course.
poikÛla =¡gmata kaÜ kalæptraw
perñnaw t' nalusam¡na
Elle avait défait ses vêtements multicolores
Ses voiles et ses agrafes.
mærta te kaÜ àa kaÜ ¥lÛxrusow
ml te kaÜ =ñda kaÜ t¡reina dfna
les myrtes, les violettes, l’immortelle,
les fleurs de pommier, les roses et le doux laurier.
d¡doika m® ti pr yeoÝw
mnlakÆn timn pròw nyrÅpvn
meÛcv
C’est en offensant les dieux, je le crains,
Que j’obtiens les récompenses des hommes.
Plutarque
(Numa, 25) rapporte qu'Ibycos qualifiait les filles de Sparte de
fainomerÛdew
montre-cuisses.
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