Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Nossis de Locres


Nossis de Locres (Italie) a vécu a la fin du IVe s. av. J.-C. et au début du IIIème.

 

Elle avait composé des poésies lyriques (qui ont été entièrement perdues) et des épigrammes.

L’Anthologie a conservé d’elle douze épigrammes.


 

NossÜw ² LokrÛw

eÞw ¦rvta

†Adion oéd¢n ¦rvtow, “ d' ölbia, deætera p‹nta

  ¤stÛn: Žpò stñmatow d' ¦ptusa kaÜ tò m¡li.

Toèto l¡gei NossÛw: tÛna d' Kæpriw oék ¤fÛlhsen

  oék oäden k®na g' nyea poÝa =ñda.

 

Plus doux que l’Amour, il n’est rien ! Les autres bonheurs ne viennent

Qu’en second : de ma bouche, j’ai même recraché le miel.

Voilà ce que dit Nossis. Celle que Cypris n’a pas embrassée,

Celle-là ne sait pas reconnaître les roses parmi les fleurs.

ou en corrigeant k®na en k®naw : « quelles roses sont ses fleurs ».

 

†Hra tim®essa, LakÛnion “ tò yuÇdew

  poll‹kiw oéranñyen neisom¡na kayor»w,

d¡jai bæssidon eäma, tñ toi metŒ paidòw ŽgauŒ

  NossÛdow ìfanen YeufilÜw Kleñxaw.

 

Héra la vénérable, qui viens souvent du haut du ciel

Regarder Lacinion à l’odeur d’encens,

Accepte ce vêtement de lin que pour toi, avec sa fille

Nossis, a tissé la noble Théophilis, fille de Cléocha.

Lacinion s’appelle aujourd’hui Capo delle Colonne.

 

‰V jeÝn', eÞ tæ ge pleÝw potÜ kallÛxoron Mitul‹nan,

  tŒn SapfÆ xarÛtvn nyow ¤nausam¡nan,

eÞpeÝn Éw Moæsaisi fÛla t' ·n ‘ te LokrÜw g

  tÛktei, àsaiw d' ÷ti moi toënoma NossÜw àyi.

 

Étranger, si tu as la chance de t’embarquer pour Mitylène aux belles danses,

La cité qui a brûlé Sapho fleur des Grâces,

Dis-lui que j’étais aimée des Muses, moi que la terre de Locres

A enfantée. Maintenant que tu sais que j’avais nom Nossis, va-t’en.

 

 


 

 

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