Noctes Gallicanae

Poètes grecs

Théocrite de Syracuse


 

Yeñkritow õ Surakñsiow

 

Théocrite est né vers 300 à Syracuse.

 

Dans l’Idylle XI, 7, il appelle l'Etna

. . . õ Kæklvc õ par' mÝn

« le Cyclope qui est près de chez nous ».

 

A Cos, Philétas lui enseigne les lettres. Mais le poète de cette époque doit, pour gagner sa vie, se mettre au service d’un évergète, roi ou mécène privé :

Daimñnioi, tÛ d¢ k¡rdow õ murÛow ¦ndoyi xrusòw

keÛmenow; oéx ‘de poætou fron¡ousin önasiw

ŽllŒ tò m¢n cux˜ tò d¡ poæ tini doènai ŽoidÇn

« Insensés! Où est l’intérêt de se coucher avec un tas d’or

dans sa maison ? ce n’est pas là l’avantage de la richesse quand on a du bon sens,

c’est au contraire de faire des dons à son esprit, de faire des dons me semble-t-il à quelqu’un des poètes » (XVI, 22-24)

 

Il tente de se mettre sous la protection de Hiéron II, ancien lieutenant de Pyrrhus, qui va prendre le titre royal (268-215) et, en concluant un traité d'amitié avec Rome, sauvera sa cité des destructions de la première guerre punique (XVI).

 

Sans succès. Il passe alors au service de Ptolémée II Philadelphe, dont il célèbre « la blonde chevelure »

janyokñmaw PtolemaÝow

dans un chef d’œuvre de flagornerie (Idylle 17) :

Mous‹vn d' êpof°tai ŽeÛdonti PtolemaÝon

Žnt' eéergesÛaw.

« les interprètes des Muses chantent Ptolémée

pour sa générosité bienfaisante » (eéergesÛa : voir évergétisme dans mes pages d’épigraphie latine)

 

Théocrite (par nécessité ?) se consacre à deux genres mineurs de la « poésie alexandrine », l'idylle et l'épigramme. Poésie à l'usage de citadins émus par la nature, poésie non pas de paysans grossiers, bien sûr, mais celle des bergers et des bouviers (boukñlow, d’où bucolique) de Sicile qui paraît-il pratiquaient vraiment à l’époque l’art de la musique et de la poésie.

 

Il se présente lui-même au début de son livre :

 

ƒAllow õ XÝow: ¤gÆ d¢ Yeñkritow ùw t‹d' ¦graca

eåw Žpò tÇn pollÇn eÞmÜ SurakosÛvn

ußòw Prajagñrao perikleit°w te FilÛnhw

Moèsan d' ôyneÛhn oëtin' ¤felkus‹mhn

L’homme de Chios, ce n’est pas moi. Moi, Théocrite, celui qui a écrit ceci,

Je suis l’un des nombreux enfants de Syracuse.

Fils de Praxagoras et de la célèbre Philina,

Je n’ai pas rapporté ma Muse de l’étranger.

« L’homme de Chios » Théocrite de Chios voir aussi « Épigrammes funéraires ».


 

 


rxete boukolikw MoÝsai fÛlai rxet' Žoidw

Idylle III, une Sérénade

Idylle VI, les Chanteurs bucoliques

Idylle XI, le Cyclope

Idylle XXVII, Oaristys

Épigrammes de Théocrite

Bion

Moschos