Noctes Gallicanae - Munera gladiatoria - Une journée à l'amphithéâtre

Noctes Gallicanae

 

MVNERA GLADIATORIA

 

Une journée à l’amphithéâtre

 

La parade

Spectacles avec des animaux

Exhibitions

Animaux dressés

Scènes de la mythologie

Combats

« ad bestias »

Viande

 

Le « meridianum spectaculum »

Ave Imperator

vicit

periit

missus

issue des combats

libitinarii

rudiarius


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... [populus Romanus] qui dabat olim

imperium, fasces, legiones, omnia, nunc se

continet atque duas tantum res anxius optat,

PANEM ET CIRCENSES.

... [le peuple romain] qui distribuait autrefois

pleins pouvoirs, faisceaux, légions, tout, maintenant

se replie sur lui-même et ne s’inquiète plus que pour les deux choses qu’il souhaite :

DU PAIN ET DES JEUX.

(Juvénal, Satires, 10, 78-81)

 

Une journée à l’amphithéâtre

 

Décrire un munus relève de la gageure, dans la mesure où aucun texte, du moins à ma connaissance, ne raconte systématiquement une journée de spectacle. Quand Suétone ou Dion Cassius ou d’autres parlent des spectacles, c’est toujours pour évoquer un spectacle qui sortait de l’ordinaire : il est bien connu qu’on ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure. « Domitien donna, écrit Dion Cassius (LXVII), un spectacle coûteux, c’est le seul point qui selon nous mérite d’être retenu ». Et puis il faut tenir compte des époques : entre Cicéron et la fin de l’Empire, cinq siècles se sont écoulés. Comment décrire une représentation dans un théâtre en France prenant en compte la première de la Farce de Maître Pathelin et celle de la Cantatrice chauve ?

 

Dans les pages qui suivent, j’essaye de donner une idée de ce que pouvaient être les jeux à Pompéi, à l’époque de Néron, sans toutefois prétendre y être parvenu. D’ailleurs le passage suivant de Suétone (Claude, 21) confirmerait, s’il en était besoin, que les programmes pouvaient être conçus de manières très différentes :

Gladiatoria munera plurifariam ac multiplicia exhibuit : anniversarium in castris praetorianis sine venatione apparatuque, iustum atque legitimum in Saeptis ; ibidem extraordinarium et breve dierumque paucorum, quodque appellare coepit "sportulam," quia primum daturus edixerat velut ad subitam condictamque cenulam invitare se populum.

Il donna des combats de gladiateurs de genres différents dans des lieux variés : pour un anniversaire dans le camp des prétoriens, un combat sans chasse et sans faste ; un combat régulier et conforme à la tradition dans l’enceinte des élections ; au même endroit, un combat en dehors du calendrier normal et qui se limita à quelques journées seulement, qu’il se mit à appeler le « ticket-restaurant ! », parce que dans l’affiche il avait annoncé qu’il donnait pour la première fois un spectacle où tout se passait comme s’il invitait le peuple à un repas improvisé à la fortune du pot.

 

La parade

La présidence des jeux appartient de droit au responsable politique qui les offre : à Rome, c’est l’empereur ; à Pompéi, c’est un duumvir ou un édile. Il est possible de déléguer cette présidence : « neque spectaculis semper ipse praesedit, sed interdum aut magistratibus aut amicis praesidendi munus iniunxit [Caligula] ne présida pas toujours en personne les spectacles, mais de temps en temps il confia cette charge soit à des magistrats, soit à des amis ». Suétone, Caligula, 18

 

La journée de jeux commence le matin par la pompa, le « paseo », une parade des gladiateurs en tenue d’apparat qui traversent (transire) l’arène pour saluer la présidence. Les dieux participent peut-être aussi à ce défilé, bien que le mot circenses qu’emploie Tertullien s’applique plus spécifiquement aux courses de chevaux :

Perinde apparatus communes [ludi] habeant necesse est de reatu generali idololatriae conditricis suae. Sed circensium paulo pompatior suggestus, quibus proprie hoc nomen: pompa, praecedens quorum sit in semetipsa probans de simulacrorum serie, de imaginum agmine, de curribus, de tensis, de armamaxis, de sedibus, de coronis, de exuviis De la même manière, il faut bien que les jeux aient en commun un faste issu du péché originel de l’idolâtrie qui les a créés. Mais l’organisation un peu plus pompeuse des préliminaires des jeux du cirque, ce que traduit bien le mot qui les désigne : pompa, prouve nettement par elle-même de quoi ils proviennent par la suite des images, le défilé des statues, les chars, les chars des divinités, les litières fermées, les trônes, les couronnes, les costumes. Tertullien, De Spect., 7.

 

la pompa, 1900 ans après…

site de la ville d’Arles

 

C’est au cours d’une de ces parades que Faustine, la femme de Marc-Aurèle, tombe amoureuse d’une star du spectacle qui deviendra le père de l’empereur Commode :

Faustinam quondam, Pii filiam, Marci uxorem, cum gladiatores transire vidisset, unius ex his amore succensam, cum longa aegritudine laboraret, viro de amore confessam. La fille de Pius, Faustine, épouse de Marc, assistant un jour à la parade des gladiateurs, se prit de passion pour l'un d'eux ; elle en conçut un long tourment et se décida à avouer son amour à son mari…

 

On procède, soit après ce défilé, soit avant chaque combat, à la probatio armorum « vérification des armes » pour montrer au public que les armes sont arma decretoria « des armes conformes au règlement », aiguisées et mortelles.

 

Les jeux peuvent commencer et les trompettes sonnent pour annoncer les différentes parties du spectacle.

 

CIL IV, 1184

 

Le matin

spectacles avec des animaux

 

Le matin est consacré aux spectacles qui font intervenir des animaux :

... structoque utrimque theatro

ceu matutina cervus periturus harena

praeda canum est...

comme dans l’amphithéâtre le cerf, condamné à périr

sur le sable du matin, devient la proie des chiens... (Ovide, Métamorphoses, XI, 25-27)

 

Bien entendu, les programmes ont varié selon les lieux, les époques et surtout les moyens dont on disposait localement.

 

Exhibitions d’animaux exotiques

Sous la direction de magistri (« dompteurs »), on offre à la curiosité du public des animaux venus du bout du monde, de la girafe africaine :

camelopardalis dictatoris Caesaris circensibus ludis primum visa Romae ; ex eo subinde cernitur La première girafe a été vue a Rome lors des jeux du cirque donnés par le dictateur César ; depuis, on en voit de temps en temps. Pline, Histoire naturelle, VIII, 27.

à l’ours polaire:

Ille et praecipiti venabula condidit urso,

     primus in Arctoi qui fuit arce poli . . .

Il transperça de son épieu un ours qui se précipitait sur lui

et qui n'eut jamais son pareil sous les hauteurs de pôle arctique… Martial, De spectaculis, 15.

 

De retour chez lui après avoir assisté aux jeux donnés à Rome par Néron en 57, un campagnard exprime son émerveillement :

Vidi genus omne ferarum,

hic niveos lepores et non sine cornibus apros,

hic raram silvis etiam, quibus editur, alcen,

[...] et equorum nomine dictum,

sed deforme pecus, quod in illo nascitur amne

qui sata riparum vernantibus irrigat undis.

J’ai vu toute sorte de bêtes sauvages ;

voilà des lièvres blancs comme neige et des sangliers mais qui portent des cornes ;

voilà, rare même dans les forêts où il naît, l’élan ;

... et l’animal désigné par le nom de « cheval »,

bétail informe en réalité, qui naît dans ce fleuve

qui arrose de ses eaux de printemps les semis de ses rives.

                                                                   Calpurnius Siculus, Bucoliques, VIII

Non seulement ce brave paysan n’avait jamais vu de rhinocéros et d’hippopotame du Nil, ce qui va de soi, mais il n’a pas été capable de retenir leur nom… Calpurnius Siculus prend les provinciaux pour des ânes !

 

Cette parade n’exclut évidemment pas la possibilité de faire combattre des animaux entre eux, bien au contraire, elle n’en est que le prélude. Ainsi, quand l’ensemble du public a pu se faire une idée de la puissance du rhinocéros, il ne reste plus qu’à lui fournir un adversaire à sa taille pour faire la démonstration de cette puissance.

Isdem ludis et rhinoceros unius in nare cornus, qualis saepe, visus. Alter hic genitus hostis elephanto cornu ad saxa limato praeparat se pugnae, in dimicatione alvum maxime petens, quam scit esse molliorem. On montra aussi le rhinocéros qui porte une corne unique sur le nez ; on en a vu souvent depuis: c'est le second ennemi naturel de l'éléphant. Il aiguise sa corne contre les rochers, et se prépare ainsi au combat, cherchant surtout à atteindre le ventre, qu'il sait être la partie la plus vulnérable. Pline, Histoire naturelle, VIII, 29.

Lors de l’inauguration du Colisée, c’est un taureau plutôt qu’un éléphant qu’on choisit de donner pour adversaire au malheureux rhinocéros que les coups de pique des magistri

Sollicitant pavidi dum rhinocerota magistri

     seque diu magnae colligit ira ferae

pendant que les garçons de piste excitaient craintivement le rhinocéros

et que montait peu à peu la colère de la grande bête sauvage…

et les vociférations du public ont rendu fou de douleur, de terreur et de rage :

Praestitit exhibitus tota tibi, Caesar, harena

     quae non promisit proelia rhinoceros.

O quam terribilis exarsit pronus in iras!

     Quantus erat taurus, cui pila taurus erat!

Exhibé tout autour de l’arène, César,

ce rhinocéros t’a offert un combat qu'on n'attendait pas de lui.

Oh ! que de terribles accès de colère l’on embrasé, tête première !

Quel énorme taureau pour qui le taureau n'était qu'un mannequin !

Pourquoi un taureau ? pour d’obtenir un combat plus spectaculaire, pour que le public voie le taureau, animal lourd et dangereux, projeté en l’air par le rhinocéros ! On a fait aussi entrer dans l’arène un ours, avec le même résultat. Martial raconte un peu plus loin qu’on s’amusait à voir un taureau affolé par le feu se précipiter sur des mannequins qu’il « lançait jusqu’aux astres » avant d’être lui même jeté en l’air « comme un mannequin » par un éléphant ! (Martial, De spectaculis, passim.)

 

Pour varier ces combats d’animaux et en renouveler l’intérêt, on s’efforce de varier les espèces mises en présence :

aequoreos ego cum certantibus ursis

spectavi vitulos

J’ai pu voir se battant contre des ours

des veaux de mer (Calpurnius Siculus, Bucoliques, VIII).

 

Animaux dressés

Les domatores ou magistri (« dompteurs ») présentent des animaux savants, par exemple

u des lions qui jouent avec des lièvres,

nunc sua Caesareos exorat praeda leones

   tutus et ingenti ludit in ore lepus.

Maintenant les lions de César se laissent fléchir par leur proie

Et c’est en toute sécurité que le lièvre joue dans leur gueule énorme… Martial, I, 6.

u des taureaux :

Vidimus ex imperio dimicantes et iocose demonstratos rotari, cornibus cadentes excipi iterumque regi, modo iacentes ex humo tolli bigarumque etiam curru citato velut aurigas insistere. Nous en avons vu combattre au commandement, et pour cette raison on les montrait en spectacle: ils faisaient la roue, tombant sur leurs cornes, puis se relevant; d'autres fois étendus à terre ils se laissaient enlever, et même ils se tenaient comme des cochers sur un char, qu'un attelage de deux chevaux entraînait rapidement. Pline, Histoire naturelle, VII, 70.

u des tigres :

[Divus Augustus] Q. Tuberone Paulo Fabio Maxo cos. IIII non. Mai. theatri Marcelli dedicatione tigrim primus omnium Romae ostendit in cavea mansuefactam. Divus vero Claudius simul IIII  [Auguste] fut le premier qui, sous le consulat de Q. Tubéron et de Fabius Maximus, consul pour la quatrième fois (11 av. J.-C), aux nones de mai (7 mai), lors de la dédicace du théâtre de Marcellus, montra à Rome, sur le théâtre, un tigre apprivoisé. Le dieu Claude en montra quatre à la fois. Pline, Histoire naturelle, VIII, 25.

u des éléphants savants comme lors des jeux donnés par Germanicus :

Germanici Caesaris munere gladiatorio quosdam etiam inconditos meatus edidere saltantium modo. Vulgare erat per auras arma iacere, non auferentibus ventis, atque inter se gladiatorios congressus edere aut lascivienti pyrriche conludere. Postea et per funes incessere, lecticis etiam ferentes quaterni singulos puerperas imitantes, plenisque homine tricliniis accubitum iere per lectos ita libratis vestigiis, ne quis potantium attingeretur

Dans le combat de gladiateurs que donna Germanicus, les éléphants exécutèrent des mouvements grossiers ressemblant à une sorte de danse; leurs exercices ordinaires étaient de jeter dans les airs des armes que les vents ne pouvaient détourner, de figurer entre eux des attaques de gladiateurs, et de se livrer aux ébats folâtres de la pyrrhique; puis ils marchèrent sur la corde tendue; quatre éléphants en portaient dans une litière un cinquième représentant une nouvelle accouchée; et dans des salles pleines de peuple ils allèrent prendre place à table, en marchant à travers les lits avec tant de ménagement qu'ils ne touchèrent aucun des buveurs. Pline, Histoire naturelle, VIII, 2.

                    ou comme ceux que l’on a vus lors de l’inauguration du Colisée, sous le règne de Titus :

Quod pius et supplex elephas te, Caesar, adorat

     hic modo qui tauro tam metuendus erat,

non facit hoc iussus, nulloque docente magistro,

     crede mihi, nostrum sentit et ille deum.

Qu’un éléphant respectueux se prosterne devant toi, César [Titus], dans la position du suppliant,

lui qui il y a un instant était si redoutable pour un taureau,

ce n’est pas un ordre qui obtient cela, il le fait sans l’avoir appris de son dompteur,

crois-moi : lui aussi a su reconnaître notre dieu. Martial, De spectaculis, 15.

 

Scènes de la mythologie

On reconstitue des scènes mythologiques aux décors impressionnants,

Iunctam Pasiphaen Dictaeo credite tauro:

     vidimus, accepit fabula prisca fidem.

Croyez bien que Pasiphaé s’est unie au taureau du mont Dicté,

Nous avons pu le voir ! L’antique légende a reçu confirmation.  Martial, De spectaculis, 5.

 

mais le spectacle ne se déroule pas toujours comme prévu (à la grande joie du public ?) :

Quidquid in Orpheo Rhodope spectasse theatro

     dicitur, exhibuit, Caesar, harena tibi.

Repserunt scopuli mirandaque silva cucurrit,

     quale fuisse nemus creditur Hesperidum.

Tout ce que, dit-on, le Rhodope a vu dans le spectacle d’Orphée,

l’arène te l’a montré, César.

Les rochers ont rampé et une forêt merveilleuse a couru :

tel fut, croit-on, le bois des Hespérides.

Adfuit inmixtum pecori genus omne ferarum

     et supra vatem multa pependit avis,

Ipse sed ingrato iacuit laceratus ab urso.

     Haec tantum res est facta par' ßstorÛan.   

Chaque race de fauve était là, mêlée au bétail

et au-dessus du poète planait une foule d’oiseaux.

Mais celui-ci s’effondra, lacéré par un ours sans goût.

Cela et cela seulement ne s’est pas déroulé conformément à la légende.   Martial, De spectaculis, 21. par' ßstorÛan : contra fabulam

 

On sait que l’empereur Commode se considérait comme un nouvel Hercule et qu’il avait fait ajouter dans sa titulature officielle le titre de « Hercule romain » („RvmaÝow „Hrakl°w).

« A l’occasion de jeux du cirque qu’il avait organisés, beaucoup de gens du peuple n’entrèrent pas dans l’amphithéâtre, d’autres repartirent après avoir jeté un coup d’œil, un peu parce qu’ils avaient honte de ce qui se passait, un peu parce qu’ils avaient peur de la rumeur qui courait selon laquelle il avait l’intention de tirer des flèches sur les spectateurs, comme Hercule sur les oiseaux du lac Stymphale. » Dion Cassius, LXXIII, 20.

On imagine l’état d’esprit des sénateurs, dont notre auteur faisait partie, qui étaient tenus d’assister aux spectacles !

Combats contre des animaux

CIL 4, 8017

On lit nettement le premier mot : Venustus, « Beau Gars »,

on devine le dernier : leone

Dans la même maison (I, 6, 4), on lit ce graffiti (CIL 4, 8020) :

Venustus

 

Les bestiarii ou bestuarii (« ceux qui affrontent des bêtes sauvages ») dirigent les combats d’animaux entre eux ou affrontent les fauves, généralement avec une lance. Ce mot a pu désigner aussi les condamnés sans défense livrés aux bêtes.

Les matutini (« ceux qui combattent le matin ») sont des bestiaires formés dans l’une des quatre écoles de gladiateurs de Rome.

belligera superbus hasta

Entrent peut-être aussi dans la catégorie des bestiarii ces cavaliers thessaliens, dont parlent Suétone (Claude, 21), Pline (VII, 70) et Dion Cassius (LXI, 9) :

Thessalos equites, qui feros tauros per spatia circi agunt insiliuntque defessos et ad terram cornibus detrahunt

qui poursuivent les taureaux sauvages à travers le cirque, leur sautent sur le dos lorsqu’ils les ont épuisés et les renversent à terre en les prenant par les cornes.

Thessalorum gentis inventum est equo iuxta quadripedante cornu intorta cervice tauros necare ; primus id spectaculum dedi Romae Caesar dictator.

Ce sont les Thessaliens qui ont trouvé le moyen de tuer les taureaux en s'en approchant sur un cheval au galop et en leur tordant le cou par les cornes. Le dictateur César a le premier donné ce spectacle à Rome.

ƒEn d¡ tini y¡& ndrew taærouw Žpò áppvn sumparay¡ont¡w sfisi kat¡strefon.

Au cours d’un spectacle, des hommes à cheval poursuivaient des taureaux flanc à flanc et les renversaient.

 

Les venatores sont les spécialistes de la chasse.

Concita veloces fugeret cum damma Molossos

     et varia lentas necteret arte moras

Poursuivi par d’agiles Molosses, un daim fuyait,

et cherchait à leur échapper usant de ruses variées…

… mais même pendant les chasses, le public n’est jamais au bout de ses surprises :

Caesaris ante pedes supplex similisque roganti

     constitit, et praedam non tetigere canes.

Le daim s'arrête aux pieds de César, dans la posture du suppliant et semble demander sa grâce ;

et les chiens ne touchent pas à leur proie. Martial, De spectaculis, 30.

Cette fois, les animaux étaient dressés ! En général, la chasse offre au public de véritables massacres :