
CIL IV, 9143, Reg 3 ins 04
Salut aux Pompéiens, où qu'ils soient !


Pompéi a été divisé par les
archéologues en 9 « arrondissements » ou « régions » (en
latin regio), chaque arrondissement se divise en îlots (insula)
délimités par quatre rues, chaque maison de l’îlot est numérotée ; ainsi
la maison des Vettii se trouve dan le VIe arrondissement, îlot 15,
numéro 1, ce qui se note en abrégé VI, 15, 1,
ou Reg. VI, ins. 15, aed. 1.
L’abréviation CIL IV (ou CIL 4, il faut que je mette de
l’ordre !) renvoie
au volume IV du Corpus Inscriptionum Latinarum, recueil de toutes les
inscriptions latines antiques, initié au 19ème siècle par des
érudits allemands et régulièrement mis à jour. Quelques milliers de pages… Les
volumes du Corpus et les inscriptions dans chaque volume sont organisés selon
la localisation géographique des inscriptions : le volume IV est consacré
aux inscriptions pariétaires et doliaires de Pompéi et d’Herculanum (les
inscriptions monumentales ont été rassemblées dans le volume X), le volume VI à
la ville de Rome, le volume XII à la Gaule Narbonnaise, etc. Le volume IV
contient environ 12000 inscriptions classées rue par rue, maison par maison,
pièce par pièce.
Il est d’usage lorsqu’on recopie une
inscription antique de signaler les passages à la ligne par un trait
vertical ; je devrais écrire
M MariVm | aed faci | oro vos
mais je trouve plus esthétique de
respecter dans ma typographie les passages à la ligne.
M
MariVm
aed
faci
oro vos
L’abréviation
Anth. Palat. renvoie à l’Anthologie Palatine, ou Anthologie
Grecque. C’est un recueil de 4500 courts poèmes appelés épigrammes, composé
vers l’an 1000 et que nous a transmis un manuscrit dit « Palatinus ».
Le recueil rassemble les œuvres de plus de 300 poètes, depuis Tyrtée (et peut-être
même Homère) qui vivait au VIIe s. av. J.-C. jusqu’aux contemporains
de Justinien (VIe s. ap. J.-C.). Le livre I contient les épigrammes
chrétiennes, le livre V les épigrammes érotiques, le livre VI les épigrammes
dites « votives », le livre VII les épitaphes, le livre IX les
épigrammes « démonstratives » (par ex. inscriptions sur la base de
statues), le livre X les épigrammes morales, le livre XI les épigrammes
satiriques, le livre XIV les problèmes et devinettes.
L’abréviation AE suivie d’un millésime renvoie
à la revue l’Année épigraphique.
J’ai
utilisé la police Garamond Latin pour écrire le latin (vous pouvez la
télécharger ici)
et la police Athenian pour le grec (vous pouvez la télécharger ici).
J’ai utilisé des caractères de couleur marron pour les deux langues anciennes, sauf les inscriptions peintes
de Pompéi que je note en rouge, les graffitis en rouge
foncé et les inscriptions magiques sur tablettes de
plomb en gris.
Les
citations et les textes d’auteurs français apparaissent en caractères bleu foncé, mes propres traductions
en vert olive.
Comme je
trouve l’italique désagréable à lire sur l’écran, j’ai préféré souligner les
titres d’ouvrages.
J’ai
considéré que le mot « graffiti » était singulier et appelait un
pluriel « graffitis ». « Graffite » me semble
bizarre ; quant à dire « un graffito, des graffiti », pourquoi
pas « je viens de faire tomber un spaghetto sur ma chemise
propre ! » ?